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La parole
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LA DECENTRALISATION EN QUESTION ? 1/ Qu'entend-on par "décentralisation" ? La décentralisation est un transfert de compétences de l'Etat vers les collectivités territoriales (régions, départements, communes). 2/ Et la déconcentration ? C'est une modification de la répartition des compétences de l'Etat entre le gouvernement central et ses représentants dans les différentes parties du territoire. 3/ Depuis quand existent la commune, le département et la région? La commune
a été créée le 14 décembre 1789.
Les conseillers municipaux sont élus par les électeurs
communaux depuis la loi du 21 mars 1831. 4/ Actuellement qui fait quoi? - LA COMMUNE
: Parmi ses principales missions : état-civil, élections,
action sociale, voirie, circulation stationnement, propreté,
construction et gestion des écoles élémentaires.
Elle élabore aussi des documents d'urbanisme et définit
la carte scolaire ainsi que des programmes d'habitat social. 5/ Existe-t-il d'autres types de collectivités? Oui, la Corse
et les collectivités d'outre-mer (Polynésie, Nouvelle
Calédonie, Saint Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, Mayotte)
qui ont chacune un statut particulier et des assemblées élues
pour les diriger. 6/ Comment les collectivités locales sont-elles financées? Quatre sources
: les recettes fiscales (taxe professionnelle, d'habitation, foncier
bâti, Les régions peuvent être aidées pour pallier des retards de développement ou reconvertir des zones industrielles en déclin, par les fonds structurels européens. Au total, la décentralisation concerne : - 26 régions
Pour plus de transparence et de libertés dans l’action publique donc pour plus d’efficacité et moins d’impôt. Aujourd’hui
les différentes collectivités territoriales ont tendance
à intervenir dans tous les domaines ; on ne sait plus qui fait
quoi. Quelques exemples : - Clarification des compétences Avec ses régions, ses départements, ses arrondissements, ses cantons, ses communes et ses établissements publics de coopération intercommunale, l’organisation territoriale de la France dans sa complexité est peu lisible pour les citoyens. Il est clair qu’en matière de coopération intercommunale, le nombre excessif des groupements génère une superposition des compétences entre les communautés qui coûtent cher au contribuable et nuit à l’efficacité de l’action locale. La clarification des compétences entre les collectivités locales est l’étape indispensable avant d’aller plus loin dans la décentralisation. Une répartition plus claire des responsabilités devrait s’inspirer du principe de subsidiarité selon lequel une compétence relève de l’échelon qui est le mieux placé pour l’exercer. La poursuite
de la décentralisation passe donc nécessairement par le
transfert de blocs de compétences à certaines collectivités.
Pourquoi ne pas imaginer que l’action de développement
économique des départements soit transférée
aux régions ? La dimension de la région dépassant
le cadre exigu du département fait de l’échelon
régional le cadre le plus pertinent pour conduire l’action
économique. Inversement, la politique de la ville et le soutien
aux associations d’insertion locale devraient relever de l’échelon
communal. Les communes disposent en effet de la connaissance du terrain
et des moyens en personnel nécessaires pour veiller à
la bonne utilisation des fonds publics. Il est urgent
de doter les collectivités locales d’une fiscalité
moderne. Pour définir
les grandes lignes de la réforme fiscale, il est nécessaire
de redistribuer l’impôt local selon les différentes
collectivités. La taxe professionnelle pourrait être centrée
sur l’intercommunalité, la taxe d’habitation et celle
sur le foncier bâti et non bâti sur l’échelon
communal. En ce qui concene le département et la région
des impôt nationaux pourraient être transférés,
tels qu’une partie de la TVA ou la TIPP. La loi Voynet sur l’aménagement du territoire en instituant des schémas nationaux des services collectifs élaborés par les ministères a redonné du pouvoir aux ministères, donc à l’Etat central alors qu’au contraire comme le disait Abraham Lincoln « l’Etat ne doit pas faire ce dont les citoyens et les collectivités locales sont capables ». La région
a compétence en matière de construction et d’entretien
des lycées, pourquoi ne pourrait elle pas intervenir en matière
d’universités alors que celles-ci participent directement
à l’aménagement du territoire , au développement
économique et à la formation. - Autonomie fiscale Dès
les lois de décentralisation de 1982 et 1983, le principe de
compensation intégrale des charges par l’Etat résultant
du transfert de nouvelles compétences aux collectivités
locales n’a pas été respecté. Ceci a accru la dépendance des collectivités à l’égard de l’Etat donc limité leur liberté d’action.. En effet, les impôts supprimés étant systématiquement remplacés par des dotations de l’Etat c’est, par exemple, pour les départements, la part des recettes fiscales dans les budgets de fonctionnement qui est passée de 70 % en 1998 à 54 % en 2001 soit une perte d’autonomie financière d’environ 16 %. De même pour les Régions où par exemple en Ile de France la part des ressources fiscales propres à la Région dans le budget ne représente plus que 29 % contre 56 % avant les réformes successives. Déplorant cette évolution, Jean Pierre Raffarin, alors Président de l’association des Régions de France (ARF), rappelait que « l’avenir des Présidents de région n’était pas de devenir des préfets ». .En supprimant l’impôt local pour le remplacer par une dotation de l’Etat, on substitue le contribuable national au contribuable local. Cette substitution est déresponsabilisante pour les élus. Il est indispensable que les citoyens puissent sanctionner les élus s’ils estiment que les services rendus à la collectivité ne sont pas à la hauteur des impôts prélevés. Inversement, une bonne gestion publique doit être récompensée. Pour cela, il est essentiel que la destination et l’usage de l’impôt soit connu du citoyen. La transparence fiscale constitue un élément essentiel de la démocratie locale. LA NOUVELLE LOI Trois volets solidaires : - une constitution
qui donne toute sa place aux collectivités locales Aujourd’hui, 4 modifications : - Inscrire les régions dans la constitution (après trente ans d’existence il est temps que la Région qui a démontré son caractère indispensable ait, comme la commune et le département un statut constitutionnel pour assurer sa pérennité) - consacrer l’autonomie financière des collectivités locales ( il faut éviter tout retour à la recentralisation étatique par le biais de la dépendance financière) - Ouvrir un droit à l’expérimentation pour les collectivités locales ( oui mais attention à ne pas créer de disparités telles qu’elles nuisent à la cohérence de l’ensemble) - Ouvrir le référendum décisionnel à tous les niveaux des collectivités locales (il faut renforcer le rôle des citoyens dans la vie locale, citoyens qui doivent pouvoir être consultés sur tous les problèmes qui intéressent directement leur cadre de vie et bénéficier par ailleurs du droit de pétition) Parallèlement le Gouvernement a lancé un grand débat national sur une meilleure répartition des compétences entre l’Etat et les collectivités et entre les collectivités entre elles dans le cadre des « Assises des Libertés Locales », débat qui s’est engagé jusqu’à fin janvier 2003 entre les élus, les représentants de l’Etat, les chambres de commerce. C’est
à partir de ces débats que le Gouvernement proposera au
Parlement la loi sur la décentralisation.
Interrogations ? 1-
Avec 450 lois adoptées
au cours de la précédente
législature (1997-2002) et un JO riche annuellement de plus de
25 000 pages, la France est le leader mondial incontesté de l’interventionnisme étatique.
Il n’y a qu’en France où les commerçants se
voient imposer la période autorisée des soldes ! 2- La réforme de l’Etat
est à l’ordre du jour.
Elle passe par un allégement des srtucures administratives. Sait-on
qu’un préfet préside environ 350 commissions, que
plusieurs centaines d’organismes sont rattachés au Premier
ministre ? 3- Les 35
heures sont un facteur important de désaffection de
la France pour les investisseurs étrangers. Or, l’assouplissement
annoncé ne tient qu’à la réforme des heures
supplémentaires : 180 heures au lieu de 130 (D. 15/10/2002). L’autorisation
de l’inspection du travail est maintenue. La majoration salariale
ne peut pas être inférieure à 10% dans les accords
de branche. Elle est de 25% de 36 à 43 heures sauf dans les entreprises
de moins de 20 salariés où elle n’est que de 10% 4- la sécurité routière est un des grands chantiers du Président. Sait-on que 35 organismes et instances administratives suivent cette question. N’y a-t-il pas urgence à à reporter sur la suppression des points noirs les crédits alloués à ces organismes dont les résultats ne sont pas probants ? Claude GALLANT Pascal CLEMENT, Président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, a été l’invité d’honneur du Carrefour, à l’occasion de son dîner-débat du 28 janvier 2003. La position privilégiée de Pascal CLEMENT, en tant que législateur, dans la mise en application du programme du Gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN a permis de faire un premier bilan de la « nouvelle gouvernance de l’Etat », après huit mois d’exercice du pouvoir par la nouvelle majorité issue du scrutin de juin 2002. Sur le fond, Pascal CLEMENT a affirmé la nécessité de mener à bien les réformes pour la réalisation desquelles cette nouvelle majorité a été élue. Il note que leur ampleur, après cinq années d’immobilisme socialiste, mérite qu’elles soient mises en œuvre avec détermination mais néanmoins avec prudence. En effet, après le règlement en urgence des questions liées au retour le plus rapide possible de la sécurité, il estime que les autres réformes doivent donner lieu, auprès de l’opinion publique, à une explication approfondie de leurs enjeux, masqués par les jeux politiciens, et favoriser leur acceptation sur la base du dialogue et de la compréhension. Nouvelle gouvernance de l’Etat et nouvelle gouvernance de l’entreprise ont été évoquées en parallèle dans son intervention largement consacrée au projet de loi sur la sécurité financière. Ce texte destiné à organiser le marché financier est économiquement sensible en raison de ses répercussions sur la vie des entreprises. Or, la démarche adoptée par le Gouvernement dans ce dossier lui est apparue exemplaire d’un changement de comportement gouvernemental dans le maniement de l’outil législatif. Son propos a permis de poser deux questions fondamentales après une période d’interventionnisme législatif dogmatique: pourquoi légiférer ? comment légiférer ? Pourquoi légiférer ? En l’occurrence, l’Etat a constaté que la force de proposition des entreprises, auxquelles l’Etat avait confié la mission de mener une réflexion, n’avait pas conduit à un raliement de leur part. 25% seulement de ces dernières se montraient prêtes à suivre les propositions de leurs pairs, après la publication de trois rapports successifs. L’obligation de sécuriser le dispositif existant imposait donc à l’Etat d’intervenir, selon un processus de subsidiarité. Comment légiférer ? Au lieu de prévoir un dispositif minutieux et complexe, destiné à régler dans le détail toutes les hypothèses imaginables, le Gouvernement se borne à mettre en place des autorités de régulation, largement issues du monde professionnel, pour régler pragmatiquement les seules situations qui requerront la mise en œuvre de solutions adaptées. Les nombreuses
questions posées par les participants au dîner-débat
ont montré l’assentiment donné à cette nouvelle
démarche, ce qui n’empêche nullement une demande exigente
de réalisations conformes aux aspirations sorties des urnes dans
des domaines aussi importants que la décentralisation, les retraites,
la fiscalité, l’Europe, la réforme de l’Etat
et, d’une façon générale, au regard de toutes
les mesures susceptibles de remettre la France au rang qui est le sien.
-Economique
d’abord : 6 milliards d’euro de déficit
en 2002 ,8 programmés en 2003 (loi PLFSS votée par le parlement)
mais probablement 13 milliards d’euro fin 2003 en raison de la
conjoncture économique Les conséquences décrites ci dessus vont de plus en plus s’accentuer sous la pression du vieillissement de la population , l’évolution des techniques nécessitant par ailleurs de plus en plus de ressources pour bien soigner nos concitoyens.De plus en plus les inégalités face à la maladie vont se creuser si la situation actuelle perdure (inégalités régionales, inégalités d’accès aux structures performantes, files d’attente, dégradation de la qualité des soins etc…) Une « grande réforme » est indispensable et M Mattei l’a promise pour l’automne : -
Revoir le périmètre de l’assurance
maladie et des mutuelles.
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